Laboratoire d'archéologie du Québec
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Pointe triangulaire à barbelure à long pédoncule. Face AImage
Photo : Alain Vandal 2016, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

LOCALISATION

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

BjFj-101 > Opération 5 > Sous-opération B > Lot 21 > Numéro de catalogue 525

Région administrative

Montréal

MRC

Montréal

Municipalité

Montréal

Fonction du site

commerciale : poste de traite
religieuse
militaire
domestique
entreposage
halte, lieu de surveillance
agricole
institutionnelle
commerciale

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La pointe triangulaire à barbelure à long pédoncule fait partie de la collection archéologique de référence du Québec, car elle constitue un exemple représentatif de l'adoption par les Autochtones de nouveaux matériaux en provenance de l'Europe. En effet, ces deniers ont rapidement testé la valeur technologique des matériaux importés par les Européens, comme le fer et le cuivre, afin d'en déterminer l'utilité. Dans certains cas, les pointes ainsi façonnées reproduisent les modèles anciens, notamment le type « Levanna ». Dans d'autres cas, un long pédoncule est ajouté à cette forme triangulaire de base.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La pointe triangulaire à barbelure à long pédoncule est un objet utilisé principalement comme pointe de projectile pour la chasse ou la guerre, mais elle peut également servir de couteau. Elle est en métal cuivreux, un matériau probablement récupéré d'un chaudron français.

Elle constitue un exemple représentatif de l'adoption par les Autochtones de nouveaux matériaux en provenance d'Europe. En effet, ces deniers ont rapidement testé la valeur technologique des matériaux importés par les Européens, comme le fer et le cuivre, afin d'en déterminer l'utilité. Dans certains cas, les pointes ainsi façonnées reproduisent les modèles anciens, notamment le type « Levanna ».

La pointe qui date probablement du XVIIe siècle est mise au jour en 2007 sur le lieu fondateur de Montréal, soit le fort de Ville-Marie. Plusieurs autres pointes de ce type sont trouvées sur ce site, ce qui suggère une présence autochtone régulière en ces lieux. Elles témoignent également du fait que les Autochtones intègrent ces nouveaux matériaux, comme ils le font depuis des millénaires, en continuité avec les traditions encadrant la production de leur culture matérielle.

RÉFÉRENCES

BÉLANGER, Christian et Brad LOEWEN. Fouilles archéologiques dans l'îlot Callière à Montréal, BjFj-101. Rapport d'activités 2007. Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Ville de Montréal/Université de Montréal, 2010. 169 p.